PRÉSENTATION DU COLLECTIF ET DE SON SITE INTERNET

Pro-Femmes/Twese Hamwe vient de célébrer ses 10 ans d'existence. Né en octobre 1992, ce collectif compte actuellement 43 organisations rwandaises oeuvrant pour la promotion de la femme, dont 42 membres actifs et un membre d'honneur. Il a pour mission d'œuvrer pour l'éradication de toutes formes de discrimination à l'égard de la femme et de promouvoir son développement intégral et harmonieux.

La tâche qui lui a été confiée n'est pas facile, car il faut préalablement réussir à opérer des changements au niveau de la mentalité et de la culture rwandaise. En effet, l'épanouissement de la femme rwandaise se heurte à des barrières culturelles et juridiques. N'étant pas longtemps héritière chez ses parents ni chez son mari, elle a vécu sous la dépendance économique de l'homme. Aussi, comme la coutume l'obligeait à rester à la maison, elle a rejoint son frère aux bancs d'école trente ans plus tard et là même, la majorité des femmes s'orientaient vers des filières sociales, son rôle de mère et d'épouse oblige. Cela explique sa faible représentativité enregistrée actuellement dans les instances de prise de décision.

En plus de cette situation, la mission de Por-Femmes est devenue plus compliquée avec le bouleversement qu'a connu la structure de la société rwandaise avec les perturbations politiques qui ont culminées avec les massacres, la guerre et le génocide d'avril à juillet 1994. Constituant environ 34% des chefs de ménages rwandais à la fin du génocide, ces femmes veuves ou dont les maris se trouvaient en prison étaient appelées spontanément à assumer des responsabilités auxquelles elles n'avaient pas été préparées.

Pro-Femmes, quoique né en pleines perturbations politiques, a pu se relever après le génocide. Il a organisé des activités qui répondent aux besoins du développement socio-économique et de la promotion de la femme, mais il a également contribué grandement à la réhabilitation et la réintégration sociale des femmes, des veuves, des enfants non accompagnés et des familles vulnérables.

Au lendemain de cette première décennie d'existence, l'heure est au bilan. Pro-Femmes voudrait s'arrêter et jeter un regard sur ses réalisations en vue d'analyser le pas franchi par la femme rwandaise, tirer des leçons du passé et préparer un avenir basé sur les réalités.

Ce site se veut une amorce de dialogue et d'échange, tout autant qu'une passerelle pour présenter le collectif et ses activités en passant en revue ses réalisations et son impact, en relevant les contraintes qui freinent son efficacité et en présentant ses perspectives d'avenir.

Les activités réalisées durant cette première décennie constituent le fruit des efforts de toutes ces femmes et de tous ces hommes qui ont uni leurs forces pour faire un front commun contre les tourbillons de l'histoire qui risquaient d'emporter Pro-Femmes à son état embryonnaire. C'est le couronnement de la bravoure des femmes et de leurs sympathisants qui ont utilisé le maximum de leurs énergies pour concilier le développement et l'urgence au moment où ailleurs cette dernière l'emportait.

Durant ces années écoulées, en plus de la réalisation de la mission qui leur était assignée, et souvent avec des moyens limités, toutes les associations se sont beaucoup investies dans les activités d'urgence. Certaines activités comme le promotion de la culture de la paix, la promotion du Genre, la lutte contre le VIH/SIDA, l'éducation civique, les activités visant l'unité et la réconciliation, la construction des logements, la contribution dans la mise en œuvre de la politique de décentralisation et de bonne gouvernance, de même que la contribution dans la mise en place des juridictions GACACA ont été retenues comme des activités transversales en marge des plans d'action ordinaires du Collectif et des Associations membres.

Ce site doit donc être la fierté de tous nos partenaires qui ont toujours accompagné le collectif sur son chemin. Ici nous pensons au gouvernement central, à l'administration locale, aux ONGs nationales, régionales et internationales, aux coopérations bilatérales, aux organismes onusiens, aux structures organisationnelles de femmes et de jeunes.